Contrairement au refrain claironné par le marché médical, les hormones
de synthèse et les produits laitiers, ainsi que la plupart des
compléments de calcium, fragilisent les os. Ils ont aussi d’autres
effets dommageables pour la santé.
Nouvelle maladie, nouvelle occasion de vendre !
L’ostéoporose est à la une ces temps-ci - et elle rapporte gros. Il n’y a
pas vingt ans qu’elle a émergé de l’obscurité en tant que maladie, et
elle est source d’inquiétude pour les femmes du monde industrialisé. Des
campagnes d’information par les médias et par des feuillets dans les
salles d’attente des médecins et dans les pharmacies mettent
continuellement les femmes en garde contre les dangers de disparition de
la masse osseuse.
L’OSTÉOPOROSE, CES OS QU’ON SE DISPUTE
(article paru dans les N°1 et 2 de NEXUS MAGAZINE (Édition française) :
Le refrain commercial met l’emphase sur le fait que, au-delà de 60 ans,
une femme sur deux risque de s’émietter par fracture ostéoporeuse (mais
un homme sur trois aura aussi de l’ostéoporose) ; qu’il y a davantage de
factures de la hanche que de cancers du sein, du col de l’utérus et de
l’utérus réunis ; que 16% des patients souffrant d’une fracture de la
hanche meurent dans les six mois, et que 50% des autres nécessiteront
des soins de longue durée.
Les statistiques disent également que, aux États-Unis, plus de 20
millions de gens souffrent d’ostéoporose et que chaque année environ 1,3
million d’entre eux subissent une fracture à cause de cette
ostéoporose. Les États-Unis ont connu, en 1993, une perte approximative
de 10 milliards de dollars à cause de l’ostéoporose, par perte de
productivité et pour les soins médicaux.
Il est cependant intéressant de replacer les choses dans leur contexte.
Il est vrai que des hommes et des femmes ont une fracture de la hanche
et meurent, mais ces personnes sont généralement très âgées et très
frêles, Elles ont parallèlement d’autres maladies.
On bombarde continuellement les femmes avec le message que la guerre
contre la perte osseuse doit inclure des compléments de calcium ainsi
qu’une consommation journalière d’aliments riches en calcium, dont
surtout les produits laitiers. Les médecins recommandent aux femmes
ménopausées de prendre à long terme des œstrogènes (de synthèse), et si
un apport supplémentaire s’avère nécessaire, ils suggèrent de prendre
des médicaments de poudre d’os, comme Fosamax. Ainsi,
équipée de ce puissant arsenal, une femme est assurée qu’elle va pouvoir
franchir la dernière partie de sa vie droite comme un i et sans
fracture.
On est malheureusement bien loin de la vérité.
Les traitements les plus populaires contre l’ostéoporose sont, en fait,
dangereux pour la santé de la femme - on sait que l’oestrogène de
synthèse est carcinogène. La majorité des compléments de calcium sont
non seulement inefficaces pour reconstruire l’os, ils peuvent de
surcroît induire des carences minérales, la calcification et des calculs
rénaux. Et, contrairement à la croyance populaire, il est prouvé que
les produits laitiers causent une perte osseuse.
L’industrie de l’ostéoporose : une pernicieuse alliance
L’ostéoporose a engendré un développement phénoménal de l’industrie. En
1996, la vente internationale d’un sel médicament oestrogénique, le
Prémarin , a récolté 940 millions de dollars américains. L’industrie
américaine des produits laitiers est florissante : 20 milliards annuels
de revenus, et la vente de compléments de calcium est montée en spirale
vers les centaines de millions de dollars.
L’industrie de l’ostéoporose a non seulement créé un gigantesque marché
pour ses produits mais elle a aussi été spécialement conçue pour cibler
les femmes. Bien évidemment, semeuse de peur, la campagne d’information
qui présentait l’ostéoporose comme un voleur silencieux traquant les os
des femmes a porté ses fruits.
Il est dommage que les femmes non méfiantes ignorent qu’en fait elles
sont traquées par une pernicieuse alliance qui regroupe des compagnies
pharmaceutiques, la profession médicale et l’industrie laitière - tous
ayant orchestré une des manœuvres les plus lucratives et les mieux
planifiées de l’histoire.
En déformant les faits, en manipulant les statistiques, et en canalisant
la recherche scientifique vers la poursuite du profit, cette puissante
alliance a, une fois de plus, mis des vies en danger. Elle expose des
femmes à une augmentation de maladies telles que le cancer du sein ou
des ovaires, les attaques d’apoplexie, les maladies du foie et de la
vésicule biliaire, le diabète, les maladies de cœur, les allergies, les
calculs rénaux et l’arthrite.
L’origine de la duperie
La seconde Guerre mondiale a marqué un important virage pour la
médecine. Avant la guerre, les compagnies pharmaceutiques étaient
surtout de petites entreprises principalement occupées à préparer des
formules à base de plantes. Après la guerre, l’émergence d’une science
bien plus sophistiquée allait changer pour toujours le visage de la
médecine. Selon Sandra Coney, auteur de The Menopause Industry
("L’Industrie de la ménopause") : "En exploitant le pouvoir et le
prestige de la science, la médecine est entrée dans une ère "moderne"
nouvelle rendant obsolètes les "mains guérisseuses". La médecine allait
pouvoir développer une technocratie dont les experts seraient armés de
l’industrie et de machines." Le développement des hormones de synthèse
suit en parallèle l’épanouissement des compagnies pharmaceutiques. La
création du tout premier œstrogène synthétique, le diéthylstilboestrol
(plus connu sous l’abréviation DES), suivie de près par la découverte
d’un procédé synthétisant des hormones stéroïdes à partir de l’urine de
juments gravides (le médicament porte le nom de Prémarin), a finalement
mis sur le marché une source d’oestrogènes bon marché. L’introduction,
en 1960, de contraceptifs oraux fut le premier usage largement répandu
de ces médicaments par les femmes. Quelques années plus tard, en 1996,
les femmes en ménopause devenaient le centre d’intérêt de cette plus que
jamais bien portante industrie.
Comme une traînée de poudre, on vit se répandre, à travers tous les pays
industrialisés, le regrettable mythe selon lequel toutes les femmes en
ménopause allaient voir leur corps et leur esprit tomber en ruines si
elle ne prenaient pas de compléments d’œstrogènes. Mine d’or pour les
compagnies pharmaceutiques, puisque les femmes affluèrent afin de
bénéficier de cette "fontaine de jouvence" en pilules.
Des mises en garde contre les œstrogènes étaient sporadiquement émises
depuis une trentaine d’années, mais la ruée vers le profit les balaya
littéralement. On savait précisément, par exemple, que l’oestrone, forme
d’oestrogène de Prémarin, était à mettre en relation avec le
développement du cancer de l’endomètre. Sandra Coney écrit : "Dès 1947,
le docteur Saul Gusberg, jeune chercheur à l’université Columbia,
rapporta qu’un pourcentage constant de femmes utilisant des oestrogènes
devaient subir un curetage pour saignements anormaux. Les rapports de
pathologie font état d’une stimulation excessive de l’endomètre."
La bombe éclata en 1975, avec la publication d’une étude marquante dans
le prestigieux New England Journal of Medecine ("Journal de la Médecine
de la Nouvelle-Angleterre"). Cette étude montrait que les femmes qui
prenaient des oestrogènes couraient 7,6 fois plus de risques de cancer
de l’endomètre ; que celles qui en prenaient sur de longues périodes
couraient encore davantage de risques ; que les femmes qui en prenaient
depuis sept ans et plus étaient 14 fois plus exposées au cancer de
l’endomètre que les femmes n’en prenant pas.
Et le même mois, des personnalités du Bureau californien du cancer
confirmaient les découvertes : chez les femmes blanches au-dessus de 50
ans, il y avait eu 80% de plus de cancers de l’endomètre entre 1969 et
1974.
L’évidence des dangers des œstrogènes prenait de l’ampleur. Outre leur
lien au cancer de l’endomètre, les œstrogènes étaient également liés au
cancer du sein, au cancer des ovaires, aux maladies de la vésicule
biliaire et du foie, et aux diabètes. D’autres questions attendaient
leur réponse quant à d’autres effets secondaires possibles.
Prémarin, vedette de la compagnie pharmaceutique Ayerst, commençait à
piquer du nez - les bénéfices de la compagnie aussi. Partout dans le
monde, il y avait une baisse spectaculaire des prescriptions d’hormones.
La consommation d’oestrogènes déclina de 18% de 1975 à 1976, et
d’encore 10% de 1976 à 1977.
L’art de faire sentir ce qu’on ne sent pas
Un marché aussi lucratif ne se laissait pas tomber comme ça, il fallait
faire quelque chose. Puisque l’on disait que les œstrogènes sans
éléments d’opposition étaient la cause du cancer de l’endomètre, les
compagnies pharmaceutiques, reconnaissant leur erreur d’avoir prescrit
ces œstrogènes à des femmes dont l’utérus était intact, tentèrent de
rattraper leur fiasco en ajoutant une progestérone de synthèse, la
progestine. L’argument était que la progestine protégerait l’utérus des
effets de prolifération cellulaire des œstrogènes (comme c’est
naturellement le cas), quoiqu’aucune étude à long terme n’ait été menée
pour vérifier le non-danger de combiner ainsi la progestine et les
œstrogènes. Et ainsi la thérapie substitutive d’hormones fit ses débuts -
prise d’œstrogènes dans un emballage différent.
Mais les femmes commençaient pourtant à remettre sérieusement en cause
l’emploi d’hormones de synthèse. Les compagnies pharmaceutiques durent
trouver un argument incontournable pour les ramener du côté des
hormones, et l’ostéoporose, maladie dont 77% des femmes n’avaient alors
jamais entendu parler, attendait en coulisse. Comme le signale Sandra
Coney : "Dans le but de réhabiliter la prise d’hormones de substitution,
les femmes ont été soumises à une "campagne soigneusement orchestrée"
préconisant les œstrogènes comme moyen de prévention de l’ostéoporose."
Mais pour modifier l’idée que le public se faisait des hormones et pour
les innocenter d’effets dangereux sur la santé, certaines conditions
étaient requises : il fallait impressionner les femmes avec la gravité
de l’ostéoporose ; elles devaient comprendre que c’était "leur" maladie à
elles, femmes ; la ménopause devait être présentée comme en étant la
cause principale ; et les femmes devaient considérer les risques de
cancer comme bien secondaires par rapport aux bénéfices des hormones de
synthèse.
Originellement, la littérature médicale présente l’ostéoporose comme un
problème de l’os, non des femmes. Si on regarde les fractures de hanche
en termes d’individus et de coût pour le pays, les hommes ont moitié
moins de fractures que les femmes et ils meurent plus souvent que les
femmes des suites de ces fractures, or on parle bien peu des hommes et
de l’ostéoporose.
Le "facteur masculin" fut intentionnellement mis en sourdine parce qu’il
ne cadrait pas avec la redéfinition : "maladie de femme provoquée par
le manque d’œstrogènes". Il fallait suivre cette stratégie pour
promouvoir la prise d’hormones de substitution.
Et pour mettre l’ostéoporose sur le marché, Ayerst fit appel à une
compagnie reine en relations publiques - la tâche était de taille. Une
vaste campagne de promotion fut lancée, ciblant les magazines féminins.
Lors d’entretiens à la radio et à la télévision, des experts médicaux
présentèrent comme parole d’évangile l’ostéoporose et la thérapie de
substitution. Tous les travailleurs de la santé devaient faire passer le
message aux consommateurs et aux médecins. Une femme âgée et défigurée,
voûtée comme une arche, fut le symbole de la tactique de choc de la
campagne ; et effectivement, les femmes commencèrent vraiment à avoir
peur. Des commentaires comme "L’invalidation possible par ostéoporose
est beaucoup plus sérieuse que les risques putatifs de cancer de
l’endomètre", ou encore : "Même si vous preniez des œstrogènes sans
progestérone, vous avez 15 fois plus de risques de mourir de fracture de
la hanche que de cancer de l’endomètre". Ainsi voulait-on captiver les
femmes avec les hormones.
La campagne pour remettre les œstrogènes sur le marché remporta un
succès sensationnel, avec une image au-dessus de tout soupçon.
Sandra Coney remarque : "Dans les années 1990, l’ostéoporose est
redevenue totalement une maladie de femme. Toute discussion sur la
ménopause se devait d’inclure l’ostéoporose en tant que "symptôme"
majeur. En convaincant le public et le corps médical que l’ostéoporose
était un problème de santé parfois fatal et qui rendait infirme, et que
les œstrogènes étaient le seul remède à cela, la thérapie d’hormones de
substitution s’imprégna d’une sorte de sainteté. Les hormones de
substitution étaient le salut. Aucune autre solution ne pouvait sauver
les femmes de leur inimaginable destin ; finir comme des petites
vieilles toutes ratatinées. Comment, alors, pourrait-on être assez
ingrat pour soulever la question des risques ?"
Lorsqu’il était question d’hormones de substitution, tout bon sens était
balancé par la fenêtre. Personne n’amenait jamais la discussion sur le
bien-fondé ou sur l’éthique de mettre ainsi sous médicaments, avec des
œstrogènes dont on sait qu’ils font partie des "médicaments les plus
puissants de toute la pharmacopée", autant de femmes en bonne santé et
n’ayant aucun symptôme. Le fait qu’une telle approche n’ait jamais été
recommandée pour un autre médicament ou pour la prévention d’une autre
maladie était sans importance. Le passage de la prise d’hormones de
substitution en tant que traitement à la prise d’hormones de
substitution en tant que thérapie de prévention à long terme se fit sans
débat ; sans justification non plus.
L’ostéoporose est alors devenue un thème à profil haut parce qu’elle
fait vendre diverses choses. La prise d’hormones de substitution était
réhabilitée et sa position en première ligne dans le protocole de
traitement était assurée, mais l’industrie laitière et les compagnies
pharmaceutiques qui fabriquent les compléments de calcium ne ratèrent
pas le coche. L’ostéoporose convenait tout à fait à toute une série de
droits acquis : elle arrivait au secours de l’industrie laitière à un
moment où les ventes s’effilochaient parce que les gens n’étaient pas
tranquilles quant aux aliments contenant des corps gras saturés. Le
calcium fut ajouté au lait écrémé, transformant ainsi le lait en un
produit qui pouvait être catégorisé sain puisqu’il était consommé en
prévention contre l’ostéoporose. On prévint les femmes qu’elles
risquaient de voir leur os s’effriter si elles n’augmentaient pas leur
prise de calcium sous forme de produits laitiers fortifiés en calcium.
Les fabricants de compléments de calcium déclarèrent également que leurs
produits pouvaient éviter la perte osseuse, bien qu’il n’y ait aucune
preuve absolue que cela soit vrai. En 1986 les consommateurs américains
dépensaient 166 millions de dollars en compléments de calcium. Avant
l’engouement pour le calcium - mais y contribuant - l’Institut national
américain de la Santé avait recommandé (en 1985) que les femmes
augmentent leur prise quotidienne de calcium ; en 1989 il mettait en
garde : "les promoteurs du calcium promettent plus que le calcium ne
peut donner."
Toute la vérité sur l’os
Pour bien comprendre les nombreux mythes sur l’ostéoporose ainsi que les
traitements prescrits, il faut d’abord comprendre la nature de l’os.
L’os est un tissu vivant, qui passe par de constantes transformations.
Il peut sembler stable, mais ses composants de base sont perpétuellement
renouvelés. A tout instant, dans chacun de nous, entre 1 et 10 millions
de minuscules fragments de vieil os sont dissous et remplacés par de
l’os neuf. Les tissus osseux sont nourris par les vaisseaux sanguins qui
éliminent également les toxines, et cela dans un constant échange avec
le corps tout entier. Un corps sain est garant d’os sains.
Les cellules qui forment les os sont de deux catégories : les
ostéoclastes et les ostéoblastes. Le travail des ostéoclastes est de
voyager à travers l’os, à la recherche de parcelles osseuses ayant
besoin d’être renouvelées et là ils dissolvent l’os, laissant à la place
un petit vide. Les ostéoblastes viennent alors se nicher dans ces vides
où ils vont construire du nouvel os. Ainsi, par un processus appelé
"remodelage", l’os se guérit et se renouvelle tout seul, et cette
capacité à se reconstruire est extrêmement importante. Les déséquilibres
dans le remodelage de l’os contribuent à l’ostéoporose car, lorsqu’il y
a davantage de vieil os à disparaître que de nouvel os généré, la perte
osseuse survient.
Le mouvement dans l’os ne s’interrompt jamais totalement, et même, passé
50 ans, la vitesse s’accroît - quoique la coordination ne soit plus
toujours parfaite. Les ostéoblastes sont de moins en moins capables de
remplir complètement les petits vides laissés par les ostéoclastes. Le
montant osseux de départ et le taux de perte déterminent la densité
osseuse. Cette densité varie énormément selon les individus, les
cultures, les races et le sexe.
Ainsi que l’explique Susan Love, auteur de Dr Susan love’s Hormone Book
("Le livre des hormones du docteur Susan Love") : "Le terme précis pour
une densité osseuse réduite est "ostéopénie". C’est seulement un facteur
de l’ostéoporose et des fractures qui en résultent, un autre facteur
étant l’architecture de l’os. Comme les ostéoclastes absorbent davantage
d’os qu’il n’en est reconstruit, la micro-architecture devient fragile
et, à mesure qu’elle se fragilise, les poignets et les hanches
deviennent plus vulnérables. Les vertèbres ne se fracturent ou ne se
fendent pas vraiment mais elles se tassent, rapetissant les gens, et si
trop de vertèbres sont ainsi tassées, on a une voussure."
Jusqu’à quel point le syndrome de la voussure est-il exact ? Selon le
docteur Bruce Ettinger, professeur-adjoint de médecine clinique à
l’université de Californie et également endocrinologue : "Les femmes ne
devraient pas s’en faire au sujet de l’ostéoporose. L’ostéoporose qui
provoque des douleurs et une invalidité est une maladie très rare.
Seulement 5 à 7% des personnes de plus de 70 ans auront des tassements
de vertèbres, la moitié seulement d’entre elles auront deux vertèbres
concernées, et une sur cinq aura des symptômes. Je suis depuis longtemps
dans la branche et j’ai très peu de patients voûtés. On en a fait tout
un tintamarre récemment et beaucoup de femmes sont inquiètes, et on fait
beaucoup trop d’examens, et on donne trop de médicaments."
Avant, la définition de l’ostéoporose était : "Fracture causée par des
os minces". Puis on a modifié la définition pour : "Maladie caractérisée
par une masse osseuse basse et la détérioration micro-architecturale du
tissu osseux, conduisant à une plus grande fragilité des os et, par
suite, un plus grand risque de fracture". Il y a néanmoins un problème à
définir l’ostéoporose en tant que maladie et non comme une fracture. La
faible masse osseuse n’est qu’un facteur de l’ostéoporose, elle n’est
pas l’ostéoporose en elle-même - avertissement utile, et autant
considérer qu’il est bon de tenir la maladie à l’écart. Le docteur Love
fait une analogie frappante : "C’est comme si on disait qu’avoir une
maladie cardiaque c’est d’avoir un fort taux de cholestérol, au lieu de
parler de crise cardiaque. Inutile de dire que cette nouvelle définition
a augmenté le nombre d’hommes et de femmes ayant de l’ostéoporose."
Même si cette nouvelle maladie a deux composantes - la masse osseuse et
la micro-architecture -, cette dernière est pratiquement ignorée. Le
problème est que, pour l’instant, seule la densité osseuse peut être
mesurée ; cependant, toute personne ayant une faible densité osseuse
n’en aura pas pour autant une fracture. Les femmes asiatiques, par
exemple, ont une faible densité osseuse, or elles ont des taux de
fracture très bas.
L’idée généralement répandue est que lorsque l’os atteint une certaine
finesse, il devient plus facilement sujet à fracture. Maintenant qu’on
connaît davantage la physiologie de l’os, c’est clair que ce n’est pas
là le fin mot de l’histoire. Un os ne se fracture pas simplement parce
qu’il est fin.
Susan E. Brown, docteur, chef de file en matière d’expertise d’os, dit :
"L’ostéoporose en tant que telle ne provoque pas de fracture, la preuve
en est que la moitié de la population ayant des os ostéoporeux n’a, en
fait, jamais de fractures."
Lawrence Melton, de la clinique Mayo, faisait déjà remarquer en 1988 que
"l’ostéoporose seule n’est sans doute pas suffisante pour produire
autant de fractures ostéoporeuses puisque bon nombre de personnes n’ont
pas de fractures alors qu’elles font partie du sous-groupe avec la plus
basse densité osseuse. La plupart des femmes de plus de 65 ans et des
hommes de plus de 75 ans ont perdu suffisamment de matière osseuse pour
faire partie du groupe à risque élevé d’ostéoporose ; pourtant,
plusieurs d’entre eux ne se fracturent jamais aucun os. Compte tenu de
leur densité osseuse aux hanches, les femmes américaines de plus de 80
ans sont toutes censées souffrir d’ostéoporose et pourtant, chaque
année, seul un petit pourcentage a une fracture."
Comment cela se fait-il donc qu’il y ait maintenant beaucoup plus de
femmes avec ostéoporose que par le passé . Ainsi que le docteur Love
l’explique : "Une grande part de cette majoration est simplement le
résultat d’un changement de définition... Inutile de dire que plus le
critère définissant l’ostéoporose sera large, plus il concernera de
femmes. Le niveau de densité osseuse qui définit l’ostéoporose a été
placé plutôt haut, et donc, la plupart des femmes âgées tombent dans
cette catégorie de "maladie" - ce qui fait du bien aux firmes traitant
cette maladie ;"
Les véritables causes de l’ostéoporose ne sont pas celles que l’on veut
nous faire croire. Les traitements ne sont pas si inoffensifs que l’on
veut bien nous le dire.
LES CAUSES MYTHIQUES DE L’OSTÉOPOROSE
Dans de nombreuses cultures de par le monde, la femme en post-ménopause
est en pleine forme, active, en santé jusqu’à la fin de sa vie et sans
ostéoporose. Si la ménopause était réellement une des causes de
l’ostéoporose, alors toutes les femmes du monde seraient handicapées par
des fractures. Or ce n’est manifestement pas le cas.
Les femmes mayas vivent une trentaine d’années après la ménopause et
elles n’ont pas d’ostéoporose, elles ne rapetissent pas, elles ne se
voûtent pas, et elles n’ont pas de fractures. Une équipe de recherche
analysa leurs hormones et leur densité osseuse, il s’avéra que leur
niveau d’œstrogènes n’était pas plus élevé que celui des femmes blanches
américaines - dans certains cas il était même inférieur. Des tests de
densité osseuse ont montré que la perte osseuse de ces femmes
apparaissait en même proportion que chez les femmes américaines.
A une certaine époque il était courant de penser que, à la ménopause,
les femmes présentaient une diminution osseuse considérable à cause de
la baisse des œstrogènes ; on en a déduit que la déficience en
œstrogènes causait l’ostéoporose, mais des recherches infirment cette
idée. Des études traçant la densité osseuse des femmes au cours du temps
ont montré que, quoique certaines femmes perdent beaucoup de matière
osseuse avec la ménopause, d’autres en perdent comparativement peu ; et
pour d’autres, le début de la perte osseuse est plus tardif.
Une étude, basée sur des tests d’analyse d’urine pour mesurer les pertes
de calcium, a démontré que certaines femmes "perdaient vite", alors que
d’autres "perdent normalement".
Si l’ostéoporose est due à la carence en œstrogènes, alors on peut
s’attendre à des niveaux d’œstrogènes plus bas chez les femmes avec
ostéoporose que chez les femmes n’en ayant pas, mais des études ont
prouvé que les hormones sexuelles présentaient des taux similaires chez
des femmes en post-ménopause avec et sans ostéoporose.
Le docteur Susan Brown fait ce commentaire : "Même aux États-Unis où
l’ostéoporose est répandue, beaucoup de femmes âgées n’en ont pas. De
plus, les taux d’ostéoporose les plus élevés chez les hommes et les plus
bas chez les femmes de certaines cultures ne confirment absolument pas
l’idée qu’une perte osseuse excessive est le résultat d’une baisse de
production d’œstrogènes ovariens. Ajoutons même une autre dimension :
nous avons trouvé que les femmes végétariennes ont des niveaux
d’œstrogènes sériques plus bas mais une densité osseuse plus élevée que
leurs consœurs qui mangent de la viande."
C’est donc simplifier grossièrement les choses que de dire que
l’ostéoporose est la seule et unique maladie touchant toutes les femmes à
la ménopause. Une femme ayant subi une ovariectomie a une perte osseuse
double d’une femme vivant une ménopause naturelle, et comme les ovaires
continuent à produire des hormones en plus des œstrogènes après la
ménopause, il est bien évident que les œstrogènes ne sont qu’un facteur
lié à la perte osseuse.
Le docteur Jerilynn Prior, professeur d’endocrinologie à l’université de
Colombie britannique, a mené des recherches talonnant de près le rôle
essentiel des œstrogènes dans la prévention de la perte osseuse. Sa
recherche confirme que le rôle des œstrogènes dans la lutte contre
l’ostéoporose est tout à fait mineur. Elle a étudié des athlètes
féminines, et elle a constaté que l’ostéoporose dépendait de la
déficience en progestérone, même si leur taux d’œstrogènes restait
normal.
Elle a poursuivi sa recherche avec des femmes non athlètes, avec les
mêmes résultats. Ces deux groupes de femmes avaient des menstruations
mais des cycles anovulatoires, donc avec des carences en progestérone.
La conclusion de sa recherche est que c’est la progestérone, et non les
oestrogènes, qui est l’hormone clef de la fabrication de l’os. De telles
études mettent sérieusement au défi le lien entre la déficience en
œstrogènes et l’ostéoporose.
Le docteur John Lee - médecin, chercheur et autorité en matière de
traitement hormonal - a mené durant trois ans une étude sur 63 femmes en
post-ménopause sous progestérone naturelle. La première année, les
femmes présentaient une augmentation de densité osseuse de 7 à 8 %, de 4
à 5 % la seconde année et de 3 à 4 % la troisième année. Le docteur
William Regelson, également expert en hormones, renchérit sur la
découverte du docteur Lee : "Etant donné que 25% des femmes risquent
l’ostéoporose, je trouve bien déraisonnable de négliger le rôle de la
progestérone dans cette maladie."
Les œstrogènes jouent un rôle à la fois important et complexe dans le
maintien de la santé des os, mais l’ostéoporose ne peut cependant pas
être attribuée aux baisses de taux d’oestrogènes qui sont le lot de la
ménopause. Les façons de s’alimenter, le genre de vie et des facteurs
endocriniens contribuent à un excès de perte osseuse. L’ostéoporose
n’est pas le résultat d’une carence en une seule hormone.
L’intention de faire de la ménopause et des carences en œstrogènes les
causes principales de l’ostéoporose ont donné à la thérapie d’hormones
de substitution une nouvelle légitimité en tant que traitement préventif
de l’ostéoporose. Même si on a montré que les œstrogènes pouvaient
effectivement réduire la perte osseuse puisqu’elles réduisent la vitesse
à laquelle les cellules osseuses sont résorbées, ils ne peuvent pas
reconstruire l’os. Malheureusement, toutes les femmes n’en bénéficient
pas.
Pour que cela soit efficace chez les femmes post ménopausées les plus à
risque - celles de plus de 70 ans - les femmes doivent rester sous
œstrogènes durant des dizaines d’années. Cela finit donc par devenir un
drôle de dilemme pour les femmes.
On sait que la thérapie d’hormones de substitution augmente la fréquence
de cancers du sein de 10% par an pour chaque année d’hormones. Donc, en
prendre pendant dix ans augmente le risque de 100 %. Cela crève les
yeux que les nombreux risques que l’on court avec les hormones de
substitution dépassent largement les effets bénéfiques (plutôt bien
limités) qu’elles peuvent avoir sur l’os, surtout quand il y a de
nombreuses - et saines - alternatives. Est-ce que courir le gros risque
d’une maladie grave vaut vraiment la chandelle ?
LE MYTHE DE LA CARENCE EN CALCIUM
Lorsqu’on demande les causes de l’ostéoporose, la plupart des gens
évoquent toujours le "manque de calcium". Cette idée est renforcée au
quotidien puisque l’on serine aux femmes de boire "leurs" trois verres
de lait par jour et de bien prendre "leurs" compléments de calcium. Même
les femmes jeunes, en santé et sans tendance à l’ostéoporose deviennent
paranoïaques envers une éventuelle perte osseuse, et elles cherchent à
consolider leurs os en prenant plein de calcium. La peur de manquer de
calcium est devenue une obsession nationale. Y a-t-il réellement un
déficit national en calcium ?
Comme l’os est composé en grande partie de calcium, il pourrait être
logique d’en associer la prise avec la santé de l’os. On encourage les
femmes occidentales à prendre entre 1000 et 1500 mg de calcium par jour,
mais il y a une chose curieuse quand on compare des données de
différentes cultures et c’est que dans les pays moins développés, là où
les gens consomment moins ou pas de produits laitiers et ingèrent moins
de calcium total, les taux d’ostéoporose sont nettement inférieurs.
C’est chez les Bantous que l’on trouve les taux d’ostéoporose les plus
bas du monde, et pourtant ils consomment de 175 à 476 mg de calcium par
jour. La moyenne japonaise est dans les 540 mg par jour mais on n’entend
quasiment pas parler de fractures spinales en début de post-ménopause -
alors qu’elles sont si courantes en Occident (Les USA ont deux fois
plus de fractures spinales que le Japon). Et tout cela reste vrai même
si les Japonais ont la plus grande longévité du globe. Des études sur
des populations de Chine, de Gambie, de Ceylan, du Surinam, du Pérou, et
d’autres pays font toutes état de la même situation en ces pays : les
prises de calcium sont très réduites et les taux d’ostéoporose très bas.
L’anthropologue Stanley Garn, qui a étudié la perte osseuse pendant une
cinquantaine d’années chez les populations d’Amérique du Nord et
centrale, n’a pas réussi à faire de lien entre la prise de calcium et la
perte osseuse. Même si on convient qu’un calcium adéquat est absolument
nécessaire au développement et à l’entretien de l’os en bonne santé,
aucun standard de la prise idéale de calcium n’existe. Il ressort
également de ces études qu’une forte prise de calcium n’a pas pour
résultats des os en santé.
LES VRAIS VOLEURS DU CALCIUM DES OS
Les sociétés occidentales ont certainement un problème avec la santé
osseuse. Il faut cependant comprendre que d’autres facteurs vitaux
déterminent le procédé complexe d’os sains. Les os sont affectés par la
prise d’autres substances œstrogéniques, la consommation de substances
sujettes à endommager l’os - comme par exemple les protéines en excès,
le sel, les corps gras saturés et le sucre ; certains médicaments,
l’alcool, la caféine et le tabac ; l’importance de l’exercice physique,
l’exposition au soleil et aux toxines de l’environnement ; l’impact du
stress, l’ablation de l’ovaire et de l’utérus, et beaucoup d’autres
facteurs limitant le fonctionnement des glandes endocrines.
On compte au moins 18 nutriments essentiels à une bonne santé osseuse,
et si une ligne d’alimentation présente une déficience en l’un d’eux,
les os en pâtiront. Ce sont : le phosphore, le magnésium, le manganèse,
le zinc, le cuivre, le bore, la silice, le fluor, les vitamines A, C, D,
B6, B12, K, l’acide folique, les acides gras essentiels et les
protéines.
Le corps assimile les minéraux uniquement lorsqu’ils sont en juste
proportions. Ainsi, on a constaté une importante perte osseuse chez des
filles consommant beaucoup de viande, des boissons gazeuses et des
aliments tout prêts. Trop de phosphore par rapport au calcium drainera
le calcium hors des os par un phénomène de compensation.
La preuve scientifique est faite, sans aucune équivoque, que les
compléments en calcium sont tout simplement inefficaces. Et
contrairement à ce que l’on croit généralement, apporter un complément
de calcium ne réduit pas les risques de fractures ; on sait même plutôt
maintenant que des prises élevées de complément de calcium sont en
relation avec l’augmentation de 50% du risque de fracture.
Cependant, pour l’heure, la preuve n’est pas encore faite qu’augmenter
les apports de calcium par l’intermédiaire de compléments ou d’aliments
après la ménopause évite les fractures, et même, selon plusieurs études,
cela ne diminue absolument les cas de fracture. Dans Science d’août
1978 on pouvait lire que "c’est sur des bases insuffisantes qu’on a fait
le lien entre le calcium et l’ostéoporose", et que les annonceurs
publicitaires étaient complètement en dehors des preuves scientifiques.
Toutefois, un régime alimentaire en calcium dès la petite enfance et
durant les années de préménopause construit effectivement des os
solides, réduisant ainsi les risques d’amincissement osseux après la
ménopause.
Les pires, parmi les compléments en calcium, sont la poudre ou les
cendres d’os, la poudre de coquille d’huître et la dolomite ; cela parce
qu’elles ne peuvent pas être effectivement absorbées par l’organisme,
et aussi parce qu’elles peuvent contenir du plomb. De plus, des prises
excessives de calcium provoquent également la constipation et, plus
inquiétant, des calculs rénaux et la calcification des articulations. La
forme la plus efficace de complément est encore l’hydroxyapatite,
surtout si elle contient du bore. De tous les compléments de calcium,
c’est la plus naturelle, et elle nourrit les os.
Et qu’en est-il des produits laitiers par rapport aux os ? Le docteur
Michael Colgan, chercheur renommé en nutrition, auteur et fondateur de
l’institut Colgan aux USA, a déclaré : "Quand un médecin conseille de
boire du lait pour éviter l’ostéoporose, il raconte des balivernes." Et
comme nous avons tous été endoctrinés avec ça, découvrir que les
produits laitiers induisent la perte osseuse tient de la révélation
choquante. Les pays qui consomment le plus de produits laitiers sont
aussi ceux où il y a le plus fort taux d’ostéoporose ; les pays où l’on
n’en consomme pas ont les taux les plus bas d’ostéoporose.
La sagesse du corps a pour priorité de maintenir l’équilibre
acide/basique dans le sang. Une alimentation basée sur la viande et les
produits laitiers - donc riche en protéines - génère de forts risques
d’ostéoporose parce qu’elle rend le sang beaucoup trop acide et le
calcium doit alors être soustrait des os pour ramener l’équilibre. Et
comme le calcium du sang est utilisé par chaque cellule du corps pour
maintenir son intégrité de cellule, le corps sacrifiera le calcium des
os pour garantir l’homéostasie du sang.
22 femmes en post-ménopause ont été les sujets d’une étude qui a duré un
an, et on ne dénotait aucune amélioration de leur taux de calcium quand
elles prenaient chaque jour 3 verres de 300 ml de lait écrémé,
équivalent à 1,500 mg de calcium. La raison en était, selon, les
auteurs, que "l’apport en protéines a été augmenté de 30% durant cette
phase d’ajout". Comme le lait écrémé contient deux fois plus de
protéines que le lait entier, il favorise une encore plus grande
excrétion de calcium.
Récemment, une étude portant sur 12 ans et 78 000 femmes a été publiée,
concluant que boire du lait ne protège pas contre la fracture de la
hanche ou de l’avant-bras. En fait, les femmes qui buvaient du lait
présentaient davantage de risques de fracture, et boire du lait pendant
l’adolescence ne protégeait pas contre l’ostéoporose.
Mais il y a d’autres points noirs pour les produits laitiers : ils
contiennent des antibiotiques, des œstrogènes, des pesticides, et une
enzyme dont on sait qu’elle n’est pas étrangère au cancer du sein. De
plus, une autre étude récente a révélé que les femmes intolérantes au
lactose et qui buvaient du lait présentaient un risque bien plus élevé
de cancer des ovaires et de stérilité.
L’ARNAQUE DES MÉDICAMENTS FABRIQUANT DE L’OS
Les compagnies pharmaceutiques se vantent de disposer d’une autre arme
dans leur arsenal anti-ostéoporose : les médications qui promettent de
stopper la perte osseuse. En très bonne position pour traiter
l’ostéoporose on trouve Fosamax, le seul médicament libre d’hormones
approuvé par la F.D.A. américaine (Food and Drug Administration -
Service de la nourriture et des médicaments). Les études sur ce
médicament ont été très intelligemment arrêtées après des périodes de
quatre à six ans. Or, c’est précisément le moment où le taux de fracture
chez les femmes prenant Fosamax commence à s’élever. Donc, on pourrait
dire que Fosamax semble améliorer la densité osseuse mais en fait il
amoindrit la résistance de l’os.
Ce Fosamax est un poison métabolique, il tue concrètement les
ostéoclastes, ces cellules nécessaires à l’équilibre dynamique de l’os.
De plus, Fosamax peut endommager sévèrement - et de façon permanente -
l’oesophage et l’estomac. Il est également rude avec les reins et il
peut provoquer de la diarrhée, des flatulences, des démangeaisons, des
maux de tête et des douleurs musculaires. Des rats auxquels on a
administré des fortes doses de Fosamax ont développé des tumeurs
thyroïdiennes et surrénales. Fosamax induit également des carences en
calcium, magnésium et vitamine D, tous essentiels au processus
d’ossification.
POUR AVOIR DE BONS OS
Il est clair que la plupart des traitements que les médecins
recommandent le plus souvent aux femmes - et donc : la thérapie par
hormones de substitution, les compléments de calcium, les produits
laitiers et les médicaments - ont, pour la plupart, été une mine d’or
pour l’establishment médical et pour les compagnies pharmaceutiques.
Quant aux avantages à long terme pour les femmes, au mieux ils sont
minimes, au pire leur vie est mise en danger.
Grâce au ciel, d’autre options existent et elles peuvent, non seulement
éviter de futures détériorations de la densité osseuse et une mauvaise
réparation de l’os, mais aussi densifier la masse osseuse chez les
femmes de tous âges. Selon le docteur Susan Brown, les six domaines
représentant le programme le plus efficace et le plus sécuritaire pour
ossifier et réparer les os sont : maximiser les prises de nutriments,
renforcer le système digestif, réduire les prises d’éléments non
nutritifs, faire de l’exercice (et en particulier avec des poids),
favoriser un régime alcalin, et entretenir la vitalité endoctrine. Le
docteur Brown croit que "peu importe où vous vous situez sur la courbe
de santé osseuse, peu importe ce qu’a été votre vie,il n’est jamais trop
tard pour se mettre à reconstruire des os sains".
Quelques chefs de file sécuritaires dans la prévention et l’arrêt de la
réduction de la masse osseuse ainsi que dans sa restauration sont : les
compléments à base de progestérone naturelle, l’hydroxyapatite, le
citrate de calcium, et certaines formules spécifiques d’herbes
chinoises. Il est important, lorsqu’il s’agit de garantir une bonne
santé aux os, de se rappeler qu’il ne s’agit pas seulement de ce que
l’on donne à notre corps mais aussi de ce qu’on ne lui donne pas (voir
plus haut "les vrais voleurs du calcium des os").
De plus en plus d’études valident les effets extrêmement bénéfiques de
tout ce qui est poids et haltères dans l’accroissement de la densité
osseuse chez les femmes en post-ménopause. Beaucoup de femmes ont
tendance, tout au long de leur vie, à suivre plus ou moins des régimes,
or c’est une cause, non mise à découvert, de la perte osseuse : il
existe au moins sept études prouvant que lorsqu’une femme suit un régime
et perd du poids, elle perd également de l’os.
Par contre, une étude récente montre qu’en moins de 22 mois, des femmes
qui ont fait de l’exercice trois fois par semaine ont relevé de 5,2%
leur densité osseuse - alors que les femmes sédentaires en perdaient
1,2%. Dans cette catégorie d’exercice on trouve : marcher en montant,
faire de la bicyclette sur grand pignon, monter les escaliers, et
s’entraîner avec les poids.
L’ostéoporose n’est pas une carence en oestrogènes ou en calcium, c’est
une maladie de dégénérescence de la culture occidentale. Nous nous la
sommes donnée nous-mêmes, avec nos piètres habitudes alimentaires et
d’autres éléments de notre style de vie, et en consommant certains
médicaments. C’est notre ignorance qui nous rend vulnérables face aux
intérêts des gros sous qui ont, intentionnellement, faussé les faits et,
intentionnellement encore, sacrifié la vie de millions de femmes sur
l’autel du profit et de l’avidité. Et ce n’est que parce que nous
voudrons prendre la responsabilité de notre corps et l’engagement à
reprendre une vie saine et équilibrée que nous pourrons marcher droit
comme des i et fortes pour le restant de nos jours.
par Sherril Sellman©1998 - Australia - E.Mail : goligth@ozemail.com.au